Si c’est gratuit, ce sont les femmes le produit
Le modèle économique des boîtes de nuit qui proposent une entrée gratuite aux femmes ne repose pas de la courtoisie envers les femmes u sexisme anti-hommes. A contraire, il s’agit d’une stratégie de subvention croisée : les femmes ne sont plus des clientes, mais une « externalité positive » destinée à appâter la clientèle payante, c’est à dire masculine. Ainsi, les femmes sont considérées comme des appâts pour attirer les hommes qui consommeront pendant la soirée. Cette pratique objectifie le corps des femmes, leur donne un rôle passif et les expose à du potentiel harcèlement1.
Une théorique interdiction
Pourtant, cette pratique de différenciation tarifaire est interdite : en France, les articles 225-1 à 225-4 du Code pénal rappellent que subordonner un tarif au genre d’un individu constitue une discrimination2. Même si elle peut encore être utilisée ponctuellement aujourd’hui, cette stratégie marketing donc une entorse directe au principe d’égalité.
- Cécile Moine, « Derrière l’entrée gratuite en boîte de nuit, l’idée sexiste de la femme comme «appât» », Le Parisien, 18/06/2022, URL : https://www.leparisien.fr/sentinelles/derriere-lentree-gratuite-en-boite-de-nuit-lidee-sexiste-de-la-femme-comme-appat-18-06-2022-5PUHJJM3FZAMJIGF44UK5F4O3M.php (consulté le 30/04/2026). ↩︎
- Articles 225-1 à 225-4, Code pénal, Légifrance, URL : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000045391831/2024-05-16 (consulté le 30/04/2026). ↩︎
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